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Sucre et santé
Combien y-a-t-il de calories dans un morceau de sucre ?
Entre 20 et 28 kCal. Un peu de mathématiques : on sait que 1g de glucides produit 4 kCal (soit 16,8 kJ). Un morceau de sucre n°4 d'une masse de 5,9 g apportera donc 23,6 kCal et le n°3 de 7,9 g fournira 31,6 kCal.
Rappelons que les ANC (Apports Nutritionnels Conseillés) pour les hommes sont de 2250 kCal, et pour les femmes de 1800 kCal.
Le sucre fait-il grossir ?
Lorsqu'il est consommé en quantité raisonnable, le sucre peut garder sa place au sein d'une alimentation variée, équilibrée et source de plaisir.
En cas de surcharge pondérale, la quantité consommée doit être limitée.
Les boissons sucrées, comme toutes boissons contenant des calories, posent un problème particulier. Il semble en effet que l'organisme reconnaisse moins bien la valeur calorique des boissons que des aliments solides. La consommation de boissons sucrées peut induire un excès calorique.
Source : CD "Nos aliments en 200 questions" (IFN - 2009)
Faut-il préférer le sucre de canne ou le sucre de betterave ? Le sucre roux ou le sucre blanc ?
Le sucre (ou saccharose) est formé de l'association d'une molécule de glucose et d'une molécule de fructose.
Il est extrait de la canne à sucre ou de la betterave sucrière.La couleur du sucre n'a rien à voir avec le végétal dont il est extrait.
Qu'il soit de canne ou de betterave, le sucre roux contient des traces de vitamines et de minéraux, contrairement au sucre blanc. Ramenée à des consommations quotidiennes, cette source de micronutriments est infime et négligeable pour l'organisme.
Choisir entre le sucre roux et le sucre blanc est une affaire de goût : si le goût du sucre blanc de canne n'est pas différent de celui du sucre de betterave, ce sont, par contre, des arômes de rhum, de vanille ou de cannelle qui caractérisent le sucre roux de canne, le sucre roux de betterave se démarquant par une note de caramel.
Source : CD "Nos aliments en 200 questions" (IFN - 2009)
Les diabétiques peuvent-ils manger du sucre ?
Le régime du diabétique, qui était jusqu'à ces dernières années fort rigide, tend à s'assouplir, grâce à de meilleures connaissances de la physiologie de la digestion des glucides.
L'index glycémique qui permet de quantifier les variations de la glycémie occasionnées par la consommation d'aliments glucidiques peut aider le diabétique dans ses choix alimentaires. Un dessert sucré peut être consommé en fin de repas à condition qu'il soit comptabilisé dans la ration glucidique.
Source : CD "Nos aliments en 200 questions" (IFN - 2009)
Le sucre donne-t-il des caries ?
Tous les glucides, qu'ils soient simples ou complexes, sont fermentés par les bactéries de la flore buccale. Leur pouvoir cariogène se révèle à des degrés variables : le saccharose est plus cariogène que le glucose lui-même plus cariogène que le lactose et l'amidon cuit.
Les édulcorants massiques ou polyols (xylitol, sorbitol) présentent une cariogénicité réduite. Ils sont principalement utilisés dans certains produits de confiserie.
En ce qui concerne le sucre, bien que sa consommation soit stable en France depuis vingt ans, la prévalence des caries dentaires diminue grâce au brossage régulier des dents avec des pâtes dentifrices fluorées.
En termes de potentiel cariogène, il faut rappeler que la fréquence de consommation importe plus que la quantité de glucides consommés.
Source : CD "Nos aliments en 200 questions" (IFN - 2009)
Le sucre, est-il bon pour la mémoire ?
Le cerveau consomme au repos 60% du glucose présent dans l'organisme.
Grâce à une technique d'imagerie cérébrale, l'activité cérébrale peut être étudiée en fonction de l'utilisation du glucose.
Plusieurs expériences ont prouvé qu'une activité cérébrale soutenue consommait beaucoup plus de glucose qu'au repos.
D'autres études ont établi un lien direct entre l'ingestion de glucose et les fonctions de mémoire à court terme, rapidité de décision, capacités d'attention et de réflexion.
Malgré la complexité et le nombre de facteurs influençant la cognition, on peut avancer qu'une alimentation riche en glucides favorise les processus d'acquisition des connaissances et de mémorisation. Et plus généralement des performances mentales.
Sucre et cancer : quelle relation ?
Les informations circulant sur le sucre et le cancer sont souvent présentées sous un angle angoissant ou culpabilisant pour le consommateur.
« Le cancer aime le sucre » est un concept qui revient souvent, trouvant sa source dans une publication scientifique des années 20, mais reprise et largement détournée depuis.
Il est vrai que les cellules tumorales métabolisent le glucose (issu du sucre mais aussi de tous les autres glucides, simples ou complexes) différemment des cellules saines mais il s'agit d'un effet du cancer et non de sa cause.
Plus qu'un aliment ou une alimentation riche en sucres, c'est le surpoids et l'obésité qui sont mentionnés aujourd'hui comme facteur de risque dans les cancers digestifs.
Pour le cancer du sein, certaines études montrent une association avec des consommations élevées d'aliments sucrés, avançant sur ce type de cancer un mécanisme qui associe production d'insuline et facteurs de croissance hormonaux .
Il existe cependant d'autres facteurs de risque connus associés à ce type de cancer et les études doivent se poursuivre.
Peut-on consommer du sucre en dehors des repas ?
Le sucre doit trouver sa place dans une alimentation équilibrée qui respecte les principes de variété des aliments, de modération des quantités et de régularité des repas.
Consommer du sucre ou des produits sucrés en dehors des repas peut se justifier en cas de surplus d'activité physique.
Pour les nutritionnistes, la consommation de trois principaux repas quotidiens, complétés, selon les besoins, par un goûter est le mode alimentaire le mieux adapté.
Faut-il limiter la consommation de sucre si l'on n'a pas de problèmes de santé ?
Pour les experts, les glucides doivent représenter 45 à 50 % de l'apport énergétique quotidien de la population générale en bonne santé.
Cette consigne varie en fonction de l'âge et du niveau d'exercice physique. Les sportifs de haut niveau, par exemple, ont des besoins plus élevés.
Le programme national nutrition santé (PNNS) précise qu'il faudrait augmenter le pourcentage de glucides complexes (provenant notamment des céréales, des pommes de terre, des légumineuses), tout en réduisant de 25 % la consommation actuelle de glucides simples.
Il n'existe pas d'arguments scientifiques qui justifient une répartition précise entre glucides simples et glucides complexes.
Selon les ANC (Apports Nutritionnels Conseillés), une limitation des sucres et des produits sucrés ne se justifie que dans les cas de pathologie avérée ou de comportement alimentaire extrême.
Les glucides simples représentent en moyenne 17 % de l'apport énergétique total quotidien chez les adultes et 23 % chez les enfants. Le saccharose représente en moyenne 9 % chez les adultes et 13 % chez les enfants (source : INCA / CREDOC).
Peut-on consommer du sucre si l'on est en surpoids ?
Le surpoids est le résultat d'un déséquilibre entre apports alimentaires et dépenses énergétiques. Ses causes sont multiples.
Il ne sert à rien de réduire ou de supprimer le sucre de son alimentation si parallèlement on ne réduit pas les calories consommées en modifiant ses habitudes alimentaires. Au contraire, plusieurs études ont mis en évidence l'intérêt de maintenir un peu de sucre pour le plaisir, en vue d'augmenter l'acceptation et l'adhésion à un régime alimentaire sur le long terme.
Le programme national nutrition santé (PNNS) recommande d'augmenter le pourcentage de glucides complexes tout en réduisant de 25 % la consommation actuelle de glucides simples. Aucune enquête scientifique ne justifie cette limitation des sucres, pour les personnes en bonne santé. En revanche, dans une perspective de perte de poids, les spécialistes s'accordent à recommander une réduction des calories totales en particulier des calories lipidiques.
Comment le sucre intervient-t-il sur la prise alimentaire ?
La saveur sucrée est l'un des facteurs qui contribue à moduler la prise alimentaire. Elle confère aux aliments une palatabilité (caractère agréable) élevée et stimule ainsi la prise alimentaire.
Le rassasiement apparaît lorsque les signaux d'information indiquent au cerveau que le déficit énergétique sera compensé par la consommation d'aliments.
La sensation agréable de plénitude gastrique, accompagnée de la baisse de la sensation de plaisir liée à l'aliment (alliesthésie), met fin à l'ingestion.
La satiété procurée par l'ingestion de glucides se situe hiérarchiquement entre les protéines (considérées comme les plus satiétogènes), et les lipides.
Le sucre est-il source de calories vides ?
Parce qu'exclusivement formé de glucose et de fructose, le sucre est parfois qualifié de "calorie vide". C'est oublier que l'on ne mange quasiment jamais de sucre à la petite cuillère et que dans la majorité des cas il est consommé avec des aliments sources de nutriments.
Source : CD "Nos aliments en 200 questions" (IFN - 2009)
Le sucre peut-il donner le diabète ?
Une idée encore largement répandue associe la survenue d'un diabète et l'excès de glucides alimentaires notamment de saccharose.
Les études scientifiques mettent en évidence que cette association n'est pas fondée. Chez le sujet bien portant, la consommation de glucides, quelle que soit leur nature, ne donne pas le diabète.
Consommés en excès, ces glucides peuvent par contre révéler un diabète préexistant chez un individu prédisposé.
Source : CD "Nos aliments en 200 questions" (IFN - 2009)
