LE SUCRE

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Les coproduits de la betterave et de la canne à sucre

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Le Sucre : Les coproduits de la betterave et de la canne à sucre

Les coproduits disposent de champs d'application variés : aliments, combustibles, isolants,...

Si "canne" et "betterave" riment avant tout avec "sucre", leur transformation génère également d'intéressants coproduits mis à profit tant par le monde agricole que par certaines activités agroalimentaires et industrielles. Dans la filière sucre, rien ne se perd : tout est récupéré, recyclé et valorisé.

 

En 2011, la France métropolitaine compte 5 sociétés sucrières disposant de 25 sucreries réparties dans le nord de la France. La production en termes réglementaires est de 4,8 millions de tonnes de sucre de betterave (campagne 2011-2012).

 

La filière sucre (agriculture, sucreries, sucreries-distilleries et raffineries) emploie directement 44 500 personnes et génère un chiffre d’affaires de 3,37 milliards d’euros. La betterave possède d’autres ressources intéressantes, sous la forme de coproduits issus du procédé d’extraction du sucre de la betterave. Principalement exploités sous la forme de mélasse ou de pulpes, ces coproduits disposent l’un et l’autre de champs d’application variés.

Les fibres

Une fois le jus extrait, les pulpes de betterave pressées ou déshydratées constituent un bon aliment pour le bétail. Les pulpes peuvent également être destinées à la fabrication des pectines industrielles ou des fibres alimentaires contenues dans les produits "enrichis en fibres".

 

L’équivalent des pulpes dans la production du sucre de canne s’appelle la bagasse. Son important pouvoir calorifique (4 000 kcal par kilo) en fait un bon combustible dans les sucreries, dont elle constitue bien souvent l’unique source d’énergie. Les excédents de bagasse trouvent des débouchés dans la fabrication de cires, de papier ou encore d’isolants thermiques ou sonores.

Les écumes

Les écumes, résultant de l’épuration, sont pressées puis compactées sous forme de tourteaux. Elles sont utilisées comme engrais calcaires sur les parcelles agricoles.

La mélasse

Sirop non cristallisable issu du troisième jet de cuisson, la mélasse contient 50 % de son poids en sucre. Elle connaît de nombreux débouchés. On la retrouve dans la composition de certains produits pour l’alimentation animale tandis que ses propriétés de fermentation sont exploitées dans la production de levure de boulangerie, d’acides aminés utilisés comme condiments, et d’acide citrique pour la confiserie et les boissons non alcoolisées. La mélasse permet aussi de fabriquer de l’alcool.

 

En outre, la mélasse de canne est encore appréciée de certains consommateurs d’Amérique du Nord. Ils prônent sa richesse en vitamine B et minéraux. Son gros désavantage ? L’esthétique : elle est présente sous la forme d’une espèce de pâte visqueuse et brunâtre, loin d’ouvrir l’appétit des fines bouches.

La vinasse

Une fois toutes les substances recherchées extraites de cette mélasse, l’ultime produit, appelé la vinasse, n’est pas jeté. Sa richesse en azote en fait l’un des produits utilisés pour fabriquer de très bonnes farines pour l’alimentation animale.

 

L’alcool de jus de betterave peut être fabriqué à partir du jus de betterave pur ou bien à partir de la mélasse. Dans le premier cas, les betteraves sont travaillées en vue d’obtenir un jus sucré et des pulpes tout comme en sucrerie. Le jus sucré fermente et est ensuite distillé pour donner de l’alcool. Une tonne de betterave fournit en moyenne 90 à 100 litres d’alcool.

 

La fabrication de l’alcool à partir de mélasse est la même, excepté que la mélasse est diluée avant d’être mise en fermentation. Les rendements sont de l’ordre de 300 litres d’alcool par tonne de mélasse. L’alcool obtenu à partir de la betterave est destiné à plusieurs usages : la consommation humaine (spiritueux, parfumerie, vinaigrerie et pharmacie), ménagère (produits d’entretien, alcool à brûler...) et chimique (solvants...).

 

Pour ce qui concerne l’alcool issu de la canne, il s’agit du rhum bien sûr. On l’appelle rhum de plantation ou rhum agricole quand il est obtenu par fermentation et distillation du jus de canne et "rhum" industriel quand il est produit à partir de la mélasse de canne.

L'éthanol

L’alcool issu de la betterave prend également le nom d’éthanol ou bioéthanol . Mélangé à de l’essence, le bioéthanol prend la forme d’un carburant plus environnemental car il est fabriqué à partir de végétaux (biomasse).

 

Les plantes utilisent le CO2 pour croître, elles mettent en oeuvre la photosynthèse capable d'utiliser l’énergie solaire pour transformer le CO2 et l’eau (H2O) en leurs constituants élémentaires et recombiner le carbone et l’hydrogène. Ainsi, le CO2 est "capté" par les plantes. Le CO2 que la voiture dégage à l’échappement, la plante la capte lors de sa poussée.

 

 

 

Infographie

e sucre n’est pas le seul produit qui sort de la sucrerie : on appelle co-produit du sucre une matière créée au cours du même processus de fabrication que le sucre.

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Le cycle du sucre
Il existe à l’état naturel dans de nombreux végétaux et se forme par le biais de la photosynthèse. Explications des relations entre environnement et culture sucrière.

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