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La canne à sucre d’outre-mer, bonne fée de l’environnement

La canne à sucre d’outre-mer, bonne fée de l’environnement

Symbole de notre agriculture d'outre-mer, la canne à sucre a forgé l'économie des iles de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion. Elle est aujourd'hui en train de devenir un atout écologique !

Écologique de la tige aux racines

La canne à sucre n’est pas une plante comme les autres. On le sait depuis que l’on extrait son jus, pour faire du sucre.  Mais même sous terre, la canne à sucre n’en finit plus de nous surprendre. Ses racines jouent un rôle très important dans la lutte contre l’érosion. Nombreuses et profondes, elles stabilisent le sol et évitent ce phénomène. L’ile de la Réunion, par exemple, possède un relief accidenté et un sol fragile. La culture de la canne permet ainsi aux terres fertiles de l’ile de ne pas disparaître dans la mer.

Un grand bol d'air !

En ces temps de réchauffement climatique, la canne à sucre est précieuse. Elle fait partie des plantes de type C4. Leur métabolisme permet une meilleure absorption du CO2 et une meilleure restitution de l’oxygène en retour. Ainsi, les plants de la Réunion stockent l’équivalent du dioxyde de carbone émis par les voitures de l’ile.

Mais la canne à sucre ne se contente pas de lutter contre l’effet de serre. Elle possède la propriété de faire baisser la température autour des plantations ! Elle réfléchit la lumière du soleil et elle évapore l’eau qu’elle contient mieux que les autres plantes. Ainsi, alors que le remplacement de la végétation naturelle augmente la température d’environ 1,5 degré, la culture de la canne l’abaisse de près d’1 degré !

Valorisation des coproduits

A La Réunion, il existe de nombreuses complémentarités entre la filière canne-sucre et les autres filières agricoles. Ainsi, la paille de canne sert de litière pour l’élevage et de paillage pour les cultures maraîchères. Les coproduits issus du process de transformation sont valorisés en agriculture : la mélasse est utilisée comme substrat de compléments alimentaires pour le bétail, les écumes et cendres de bagasses sont réutilisées comme engrais organiques pour les cultures, et les champs de canne offrent un débouché d’épandage pour les effluents d’élevage...

De même, la bagasse, résidu fibreux de la tige après extraction du sucre, est utilisée comme source d’énergie. Ainsi, La Réunion possède deux centrales thermiques à bicombustion – bagasse-charbon – dédiées à la production d’électricité. Les 600 00 tonnes de bagasse valorisées chaque année à travers ce système fournissent environ 12% de la consommation annuelle d’électricité de La Réunion.