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Investir en faveur de l’environnement et de la compétitivité

Investir en faveur de l’environnement et de la compétitivité
Depuis de nombreuses années, les acteurs de l’industrie sucrière engagent et entretiennent de vastes programmes d’investissements pour réduire la consommation énergétique des sucreries. Objectif : améliorer la compétitivité du sucre produit en France tout en diminuant les émissions de CO2.

Le 30 septembre 2017. C’est à cette date que le système de quotas régissant la production de sucre au sein de l’Union européenne prendra fin pour laisser place à un marché libéralisé (1). Une opportunité pour le premier producteur mondial de sucre de betterave, mais également un défi dans la mesure où la France doit impérativement renforcer sa compétitivité.

Pour relever ce défi, la filière betterave-sucre agit simultanément sur les leviers agricole (notamment par l’amélioration des rendements) (2) et industriel.

 

Valoriser chaque unité d’énergie

Pour extraire le sucre de la betterave, la sucrerie fait appel à une énergie primaire (charbon, fuel, gaz) qui produit de la vapeur. Cette vapeur sert en partie à produire de l’électricité, qui fournit l’énergie mécanique nécessaire à sa propre extraction. Et comme le processus d’évaporation produit lui-même de la vapeur, chaque évaporateur fournit de l’énergie au suivant. « À la fin du process, 99 % de l’énergie entrante contenue dans le combustible est valorisée, souligne Rémi Aubry, responsable du pôle Process Industriels et Environnement du Syndicat national des fabricants de sucre (SNFS). C’est pourquoi la production du sucre de betterave est une industrie extractive parmi les plus efficientes, non seulement par sa capacité à utiliser toute la matière première et à valoriser intégralement tous ses coproduits (3) mais aussi par son utilisation optimale de la moindre calorie ».

 

La transition énergétique en action

En amont, les sucreries réorientent leur « mix énergétique » vers une plus large utilisation du gaz naturel, moins émetteur de CO2. Des chaudières à gaz de nouvelle génération à haut rendement remplacent progressivement les anciennes chaudières à fioul ou à charbon…

Ces initiatives s’inscrivent dans un vaste programme d’investissements pour l’industrie sucrière. Outre le passage du fioul au gaz, les investissements se traduiront par le réaménagement des schémas thermiques des usines et, pour certaines, par la création d’unités de méthanisation capables de produire du biogaz à partir de coproduits. Dans la plupart des sucreries de France, tous les éléments du process sucrier qui utilisent de l’énergie sont une cible potentielle d’amélioration, voire de remplacement. Finalement, une meilleure compétitivité et une réduction des gaz à effet de serre qui illustrent l’engagement concret du secteur sucrier dans la transition énergétique.
 

(1) En 2006, l’OCM Sucre a été fortement réformée pour s’adapter aux règles de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et aux ouvertures accrues du marché communautaire du sucre aux importations en provenance notamment des Pays les Moins Avancés (PMA) et de la zone Afrique Caraïbes Pacifique (ACP). Un fonds de restructuration financé par l’industrie sucrière a été créé pour indemniser les abandons de quotas de production et les fermetures d’usines dans les pays de l’UE.

(2) Grâce au programme Aker, la filière betterave-sucre française s’est dotée d’un ambitieux outil de R&D portant sur la mise au point des variétés de plantes non transgéniques à haut potentiel (voir Grain de sucre n°31)

(3) Voir Grain de sucre n°33, mai 2014, « La betterave, une plante valorisée à100 % »