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Benjamin Delessert, homme du sucre et des lumières

Benjamin Delessert, homme du sucre et des lumières

Industriel, homme politique, naturaliste, banquier, philanthrope, écrivain, et surtout héritier du « Siècle des Lumières », le nom de Benjamin Delessert ne vous dit rien ? C’est notamment à lui que l’on doit l’extraction industrielle du sucre de betterave, conçue pendant la première révolution industrielle. Le Sucre vous propose de découvrir le visage de cet homme d’affaire inventif et passionné.
 
 

Un personnage édifiant

Né le 14 février 1773, Benjamin Delessert est élevé durant le Siècle des Lumières. Il a la chance de côtoyer des personnalités de renom qui l’éveillent au monde, comme le philosophe Jean-Jacques Rousseau, ou encore Benjamin Franklin ou James Watt. Ce dernier va jouer un rôle clé pour Delessert, car grâce à ses travaux sur l’énergie vapeur, le jeune entrepreneur fonde en 1801 à Paris sa première raffinerie dédiée au sucre de cannes importé d’Outre mer. C’est alors le début d’une grande aventure industrielle.
 
Grâce à sa personnalité forte, sa curiosité et sa capacité à entreprendre tout ce qu’il fait avec passion, Benjamin Delessert parvient à tracer sa route en enjambant chaque obstacle, avec un goût prononcé pour les chemins inexplorés. Nulle étiquette ne peut lui être accolée. Réputé pour son ouverture d’esprit, il s’intéresse à tous les domaines et réalise de grands projets avec succès.

 

Un apport remarquable

L’impulsion que Delessert a donnée à l’industrie sucrière est sans égal. Dans les années 1800, il parvient à trouver un autre moyen que la canne pour extraire le sucre en se lançant dans l’exploitation de la betterave, entouré de plusieurs scientifiques. Benjamin Delessert monte en 1801 à Passy une raffinerie où il se lance, entouré de chimistes et de savants, dans l’exploitation du sucre de betterave. A partir de 1806, il y introduit les machines à vapeur comme il l’avait fait précédemment dans ses filatures de coton.

Napoléon Bonaparte lui décerne en 1812 la Légion d’Honneur et le titre de baron de l’Empire. En plus d’assurer l’autonomie sucrière de la France, Delessert y apporte un saut technologique qui permettra de poser les bases de l’industrie sucrière que l’on connaît aujourd’hui.
 
Outre sa casquette d’industriel, Delessert endosse aussi le costume de l’homme politique au grand cœur, en s’investissant auprès des démunis et en créant en 1800 les soupes populaires. Il est également l’un des fondateurs de la Caisse d’Epargne. Preuves que l’homme a su marquer l’Histoire.

 

Un héritage qui persiste

Aujourd’hui, comme pour rendre hommage à ses multiples facettes, le nom de Benjamin Delessert est présent à tous les coins de rue. De Brest à Marseille en passant par Lorient, Maubeuge, Lyon, Paris, Royan, Pantin, Orléans… plusieurs villes de France lui portent un hommage au travers de rues, boulevards, piscines, gymnases, collèges et autres bâtiments… jusqu’à des statues en son effigie devant certaines Caisse d’épargne.
 
Mais le nom de Benjamin Delessert est aussi porté par des institutions, comme l’Institut Benjamin Delessert (IBD), dont la vocation est de soutenir la recherche en nutrition dans le domaine des sciences médicales, humaines et sociales. La finance aussi a voulu lui rendre un hommage particulier. Les Caisse d’épargne ont choisi de décerner un prix Benjamin Delessert, qui récompense les performances d’un produit financier ou un travail de recherche dédié à « l’épargne au service de l’homme et de l’économie ».