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Light, sans sucres, allégé : quelles différences ?

Quelle réglementation pour les allégés en sucre ?

Mise à jour : 30 juin 2017

               

"Light", "sans sucres", "allégé"... Pas facile de s'y retrouver parmi toutes ces appellations ? Et pourtant, une réglementation rigoureuse et précise encadre point par point ces termes. Chiffres, dates... retour sur le cadre réglementaire qui entoure les allégés.

                 

Allégé : une allégation bien définie

Le terme "allégé" (en gras, en sucres, en calories…) est une information sur la composition nutritionnelle des aliments qui est désormais encadrée par le Règlement européen 1924/2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé, en application depuis juillet 2007.

Chaque allégation est ainsi définie avec des valeurs précises et quantifiables. En annexe du règlement figurent par exemple les allégations : "faible valeur énergétique", "sans sucres ajoutés", "allégé/light" et "riche en fibres".

La réglementation n'impose pas que l'allégement soit global. Elle permet aux fabricants de choisir de réduire la teneur en sucres, en matières grasses ou en calories, à condition que la réduction de cette teneur soit d'au moins 30 % par rapport à un produit similaire.

                    

Allégé en sucres ne signifie pas (forcément) à faible teneur en sucres…

Les différences de terminologie sont parfois subtiles. Ainsi, le terme "Allégé en" est synonyme de "réduit en" ou "light" et le produit allégé en sucres doit contenir au minimum 30 % de sucres en moins que le produit similaire.

Pour mémoire, le terme « sucres » au pluriel ne désigne pas l’ingrédient « sucre » (sans s) mais l’ensemble des glucides simples présents dans les aliments, naturellements présents ou ajoutés.

Pour éviter les dérives de produits allégés en sucre mais plus caloriques que le produit standard, le règlement 1047/2012 précise désormais que l’allégation “réduit en sucres” ne peut être faite que si la valeur énergétique du produit auquel s’applique l’allégation est inférieure ou égale à celle d’un produit similaire.

Le terme "sans sucres" est clair : le produit ne contient pas plus de 0,5 g de sucres pour 100 g, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il est allégé, ni qu’il est sans calorie. 

Un peu plus compliqué, l’allégation "à faible teneur en sucres" signifie que le produit ne contient pas plus de 5 g pour 100 g de sucres dans des aliments solides, et pas plus de 2,5 g pour 100 ml pour les liquides.

Enfin, le règlement précise que la mention "sans sucres ajoutés" sur l’étiquetage "ne peut être faite que si le produit ne contient pas de monosaccharides ou disaccharides ajoutés ou toute autre denrée alimentaire utilisée pour ses propriétés édulcorantes". En clair, cette allégation n’est possible que si l’aliment est fabriqué sans ajout de saccharose, de fructose, de sirop de glucose, de miel ou de jus concentré de fruits. Ce qui ne veut pas dire que l’aliment ne contient pas de sucres naturellement présents !

On peut donc rêver d’un produit qui accumulerait un maximum de ces mentions : à teneur réduite en sucres, sans sucres ajoutés, contenant des sucres naturellement présents, aux édulcorants intenses. D’ailleurs, il existe déjà, c’est le chocolat aux polyols qui n’est pas vraiment « light » puisqu’il contient souvent plus de cacao que la référence sucrée.