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Le palais des bonbons

Le palais des bonbons

Montélimar et le monde de la confiserie

Ouvert depuis juin 2005 à Montélimar, le Palais des bonbons et du nougat a été conçu comme un véritable musée de la confiserie. Consacré aux spécialités de France et d’'ailleurs, il déploie une muséographie ambitieuse et documentée. 

Montélimar, capitale mondiale de la confiserie

Le nougat est à Montélimar ce que la valse est à Vienne. Certes, la cité de Drôme provençale n’est pas la seule ville de France qui ait associé son nom à une spécialité sucrée, mais aucune d’entre elles n’a tissé de liens aussi profonds avec son produit emblématique. Thierry Cornillet, ancien maire de la ville aujourd’hui député européen, en a tiré une ambition : "Faire de Montélimar la capitale mondiale de la confiserie."

Le palais des bonbons et du nougat

Mais c’est en 2004 que l’opportunité se présente, sous la forme d’un site industriel réhabilité et transformé en village d’artistes et d’artisans. Au cœur de ce lieu renaissant, un vaste entrepôt de style Eiffel offre l’écrin idéal. Accompagné par un investisseur privé tout aussi passionné, et en partenariat avec le Cedus qui fournira une part du matériel muséographique, il se lance dans l’aventure. Lettres et façade multicolores : en moins d’un an, le palais des bonbons et du nougat, premier musée international des sucreries, passe du rêve à la réalité.

Un parcours sensuel et culturel

En pénétrant dans cette boîte à bonbons de 800 m2, le visiteur est accueilli par celui qui est à l’origine de tous ces plaisirs : le sucre. Consacrée à "L’odyssée du sucre", la première exposition passe en revue son histoire, de l’Antiquité à nos jours, les plantes sucrières et les différentes variétés de sucre.

"Nous avons tenu à ce que soient également évoqués la place du sucre dans l’alimentation et le rôle qu’il joue, aux côtés des autres glucides, dans l’équilibre alimentaire", souligne Thierry Cornillet. Réalisée avec la participation du Cedus, cette étape pédagogique est animée par la visite virtuelle d’une sucrerie grâce à la projection d’un film dédié au process sucrier et présenté par le journaliste "météo" Patrice Drevet.

Le sucre dans tous ses états

Le musée présente de spectaculaires pièces issues du travail du sucre (filé, coulé, soufflé...), dont un combat de langoustes sur lit de fruits signé Jean-Michel Perruchon, meilleur ouvrier de France. On entre ainsi dans l’univers des prouesses techniques et artistiques.

De la composition à l’interprétation il n’y a qu’un pas. Le musée le franchit avec des tableaux d’artistes réalisés à partir de bonbons bruts ou emballés, comme cet Exquisoptère métallisé de Jean-François Riou ou cet Hommage à Nicky de Saint-Phalle exécuté par Pauline et Marc Boulet. Puis, la transition vers le 7e Art est assurée par le peintre belge Jean-Marie Dessard qui accroche une galerie de portraits d’acteurs à partir d’une technique inédite, la peinture au chocolat sur "toile" de sucre, dont le rendu, étonnant, rappelle l’eau-forte ou le fusain. La salle suivante retrace un siècle de confiseries. Depuis les Cachous des années 1900 jusqu’aux tendances actuelles, l’exposition regorge d’échantillons, objets et affiches publicitaires légendaires, nostalgiques ou surprenants.

Des bonbons du monde au plus gros nougat du monde

Place aux sens. Ici, les cinq sont mis à contribution : colonnes de bonbons et mur de Carambars pour la vue, diffuseurs d’arômes pour l’odorat, distributeurs de confiseries pour le goût et le toucher. Pour l’ouïe, un stand juke-box propose un best-of de vingt titres avec, à la clé, La Fée Dragée de Tchaïkovski, Les sucettes de France Gall ou les incontournables Bonbons de Jacques Brel...

Guidé par des échantillons réels associés à des explications et des cartes lumineuses, le visiteur se lance ensuite dans un tour de France, puis du monde, des spécialités. Parmi la soixantaine de confiseries livrées à la curiosité gourmande, on ne manquera sous aucun prétexte le marshmallow original (USA) ou la sucette transparente aux insectes (Chine) qui se décline en plusieurs parfums : scorpion, fourmis, etc.

Le clou du spectacle

La visite se conclut sur l’univers du nougat où trône le plus gros spécimen du monde, véritable "bouchée" d’un mètre cube constituée, selon les règles de l’art, d’amandes, de sucre et de blanc d’œuf battu. Entre panneaux explicatifs, objets divers et vidéo-clip sur sa fabrication, on apprend notamment que le nougat de Montélimar doit contenir au moins 30 % d’amandes (ou 28 % d’amandes et 2 % de pistaches), que le titre de "capitale du nougat" remonte au 17e siècle et que la légende moderne du produit s’est formée avec celle de la Nationale 7, dans les années cinquante : il consolait alors les estivants pris dans les grands embouteillages.

Si l’autoroute a réglé le problème, le mythe est resté. Mais avec le Palais des bonbons et du nougat, les touristes du monde entier et de tous âges ont aujourd’hui une nouvelle raison pour faire une pose sur la route des vacances afin de (re)découvrir la ville et ses délicieuses ressources.