menu search Mediathèque

Accueil > Sucre gourmand > Parcours gourmand > Saveurs sucrées > Le bonbon

Le bonbon

Le bonbon

Le bonbon, on l'aime pour ce qu'il est !

Manger des confiseries est un plaisir universel. 8 personnes sur 10* en consomment en France. Juste pour le plaisir. Synonyme de douceur, de partage, de récompense, il évoque à lui seul les sensations de l’'enfance dont il prolonge l’'écho jusque dans l’'âge adulte. 

Détente et réconfort

Les gourmands et les psychologues – et ces derniers comptent, selon toute probabilité statistique, des gourmands dans leurs rangs – sont unanimes : heureusement que les bonbons existent ! Quels que soient l’âge, le style de vie ou l’origine de l’amateur, croquer ou sucer un bonbon apporte une part de rêve, de détente ou de réconfort.

D'un point de vue plus scientifique

Les psychologues mettent l’accent sur son "pouvoir de structuration affective" chez les petits. Aussi indispensable qu’un doudou, il est d’abord le compagnon de l’âge tendre. Sa douceur console, son suçotement apaise, sa promesse calme l’impatience. Monnaie d’échange et enjeu de négociations dans la cour de récréation, il accompagne les premières expériences de socialisation, les premières tractations "commerciales".

Tour à tour objet de réconfort, signe de récompense, secret partagé ou support de transgression lors d’un larcin dans le placard, sa magie peut tout aussi bien le transformer en carotte – "si tu es sage, tu auras un bonbon" – ou en bâton, pour les malheureux "privés de bonbons".

Partage et intimité

L’imaginaire associe le bonbon à un quotidien où l’insouciance a encore sa place. Est-ce pour cette raison qu’il fait, depuis quelques années, une percée spectaculaire dans l’univers des jeunes adultes ? Ces "adulescents", comme les ont baptisés les sociologues, s’offrent de délicieux instants de régression en consommant des friandises en toute occasion, avec une préférence marquée pour les « bonbons pour enfants », hauts en couleurs et aux textures variées.

Mais sensation infantile ne veut pas dire repli sur soi, car comme le fait remarquer le sociologue Robert Ebguy, auteur du livre La France en culottes courtes, "cette consommation sensualiste et spontanéiste est un acte gourmand et convivial qui a valeur de médiation d’un plaisir partagé". Le bonbon a ainsi le pouvoir de réactiver à tout instant le fameux syndrome de "la petite madeleine" décrit par Marcel Proust dans sa Recherche du temps perdu.

Les bonbons réservés aux enfants ?

Jusqu’à la fin du 19e siècle, les bonbons étaient plutôt été réservés aux adultes. Ce qui explique leur capacité à créer, au-delà de la dimension affective, du lien social. Plus de la moitié des consommateurs les achète pour les partager, principalement en famille, mais aussi au bureau ou à l’occasion de sorties, avec des amis ou des collègues. "Qui veut un bonbon ?" : la formule facilite le contact. On disserte sur sa saveur, on échange un sourire...

Tendances et rituels

Ludique ou classique, le bonbon transcende les clivages sociaux, mais son immense variété permet à chacun d’afficher son style, sa propre identité. Les "bonbecs" – Carambar, gélifiés multicolores, fraise Tagada et autres roudoudous – tout droit venus des années 60 et 70 sont résolument branchés ; les recettes "à l’ancienne", comme les sucres d’orge de Moret-sur-Loing, les violettes de Toulouse ou les coquelicots de Nemours, sont du dernier chic !

Le bonbon festif !

Enfin, les bonbons sont d’incontournables compagnons de réjouissances. D’ailleurs, il y en a pour toutes les fêtes : papillotes et pâtes de fruits à Noël, marrons glacés à la Saint Sylvestre, chocolats à Pâques, bijoux en sucre pour la Saint Valentin...

Et comment imaginer un anniversaire d’enfants sans bonbons multicolores, une fête foraine sans barbe à papa, guimauves et sucettes géantes, un baptême sans dragées ? Entre symbolisme, cohésion sociale et plaisir, le bonbon se résume finalement à une formule simple : le bonheur sans tabou.

Source

* Les données statistiques sont issue d’une enquête BVA pour la Chambre syndicale nationale de la confiserie menée du 28 février au 8 mars 2006 auprès d’un échantillon de 847 hommes et femmes âgées de 15 ans et plus.