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Le melon

Le melon

Le melon est un fruit polymorphe que l'on rencontre dans le monde entier où il arbore les aspects et les couleurs les plus variés. Focus sur un fruit qui chante l'été….
 

Mieux connaître le melon

En France, plusieurs types de melon peuvent se rencontrer. Tout d’abord, et principalement, le type charentais, fruit rond aux tranches marquées. Son écorce lisse de couleur vert clair, jaunissant légèrement à maturité, cache une chair orangée, sucrée et parfumée. Moins commun, le charentais brodé voit son écorce recouverte d’une résille liégeuse.

Le galia, également recouvert de broderies de liège, possède une chair verte et sucrée qui développe une saveur typée, nettement reconnaissable. En forme de ballon de rugby, les melons "jaune canari" et "vert olive" offrent une chair blanche, sucrée et désaltérante.

En France, les principales régions de production du melon sont : Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Aquitaine, Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon. Autant dire que le melon est un fruit qui pousse au chaud… Et ça tombe bien parce qu’il se consomme surtout l’été !
 

Les trucs pour bien choisir

Comment trouver le bon melon ? Telle est la question essentielle. Les uns tâtent, soupèsent, d’autres sentent, jugent la couleur, d’aucuns enfin se révèlent maîtres dans l’art de distinguer le melon "femelle" du melon "mâle". Mais, tout comme les anges, les melons n’ont pas de sexe ! Et la largeur de la fameuse auréole n’a aucune influence sur la qualité gustative du fruit : stop au sexisme.

Un melon prometteur est dense en main et exhale son parfum typé (qui ne doit pourtant pas être trop prononcé). La présence d’un "cerne", légère craquelure à la base du pédoncule est gage de maturité du fruit. Mais attention, certaines variétés étant dépourvues de cette caractéristique, l’absence de cerne ne doit pas être un critère de choix. La plupart des melons commercialisés aujourd’hui possèdent un taux de sucres garanti. Pour choisir votre fruit, laissez-vous aller à vos intuitions en toute confiance.
 

Les conseils de conservation

Évitez de stocker le melon dans le réfrigérateur car il a tendance à communiquer son odeur pénétrante aux autres aliments. A défaut, placez-le dans le bac à légumes enveloppé d’un film en plastique. Par contre, une heure avant de le servir, glissez-le au réfrigérateur afin d’optimiser sa dégustation.
 

Les astuces de préparation

S’il suffit de couper en deux un melon et de lui retirer ses graines pour le déguster, pourquoi ne pas tenter quelques apprêts originaux : les billes de melon, réalisées avec une cuillère parisienne, agrémentent salades et brochettes.

L’écorce de chaque moitié de melon peut être sculptée, selon la dextérité de chacun. Pour tailler un chapeau dentelé, incisez le melon en suivant le dessin que vous aurez tracé sur l’écorce à la pointe d’un couteau. Ajouter quelques grains écrasés lors de la cuisson d’une confiture de melon donne à celle-ci une légère et agréable amertume.
 

Petits conseils du chef

Avec des charcuteries, le melon se déguste en tranches très fines sur un lit de laitue, accompagnées de fines tranches de jambon sec (Parme, Bayonne, Serrano espagnol) ou de la viande de bœuf séchée (type brési du Jura ou viande des Grisons). Ou encore en cubes ou en billes de melon sur des brochettes, alternés avec du jambon.

Ce fruit se décline aussi en desserts rafraîchissants. En soupe : la chair de melon est tout simplement mixée et placée au frais, ou en billes macérées dans un vin doux infusé d’épices et mêlé de miel. Passez-le à la centrifugeuse mélangé à du jus d’orange et citron ou encore de l’orgeat, du sirop d’anis... pour un cocktail tonique sans alcool.
 

Le melon, toute une histoire…

On le pense originaire de l’Inde, ou des déserts iraniens, voire africains... Le melon, en tous cas, était déjà cultivé en Egypte cinq siècles avant notre ère. Il franchira la Méditerranée pour parvenir en Grèce, puis à Rome, vers le Ier siècle. Chez les Anciens, le melon, petit et sans doute assez peu sucré, se dégustait poivré et vinaigré, relevé de garum, comme une salade.

Au fil des siècles, il acquiert volume, parfum et saveur sucrée. Il cesse alors d’être considéré comme un légume, et prend la place d’un fruit. A la Renaissance, des moines le cultivent pour les Papes, dans leur résidence d’été de Cantaluppo, près de Rome... d’où le nom de "cantaloup" donné à ce type de melon que nous connaissons bien, rond à la chair orangée, si savoureuse.

Dès la fin du XVIe siècle, le melon est largement cultivé dans le Midi de la France. On en connaît plusieurs espèces, aux noms évocateurs : turquin, morin, barbarin, sucrin, citrolin, muscadin... On en produit ensuite en Anjou et en Touraine, pour approvisionner les marchés de Paris et la Cour. Il n’arrivera que plus tard en Charente, où il connaîtra un succès durable...