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Le sucre et le diabète

Le sucre et le diabète

Mise à jour : 16 avril 2020

                 

Le glucose est le carburant essentiel de l'organisme. C’est le cas pour toutes nos cellules et nos organes, avec de forts consommateurs comme le cerveau, les muscles. Le glucose est issu de la digestion de tous les glucides dont le sucre (saccharose) fait partie. Le taux de glucose dans le sang, aussi appelé glycémie, est finement régulé par le corps humain pour assurer son bon fonctionnement. Ce sont les hormones pancréatiques, notamment l’insuline et glucagon, qui jouent ce rôle.
 

L’insuline fonctionne comme une clé qui permet au glucose de passer du sang dans les cellules de l’organisme et dans le foie où il va être stocké. Le glucagon permet au contraire de libérer le glucose stocké dans le foie pour le rendre à nouveau disponible dans le sang.



Des perturbations dans ce système d’assimilation et de régulation du glucose, pouvant avoir des causes différentes, sont à l’origine d’une maladie, le diabète.

                   

Qu’est-ce que le diabète ?

Le diabète est défini par un excès chronique de glucose dans le sang : lorsque la glycémie à jeun est supérieure à 1,26 g/l et/ou supérieure à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée.

Il existe trois sortes de diabète :

- Le diabète insulino-dépendant (diabète de type I), et représente environ 10 % des diabètes

- Le diabète non-insulino-dépendant (diabète de type II), et représente environ 90 % des diabètes

- Le diabète dit gestationnel, qui peut se déclarer pendant la grossesse, le plus souvent réversible après l’accouchement.

Si chacun de ces diabètes se caractérise par une glycémie en permanence trop élevée ou trop fluctuante, ils ne se déclarent pas pour les mêmes raisons et leur prise en charge est donc différente.

Voir notre infographie Sucre et diabète (Point 2)

                    

Le diabète de type I : une déficience de production d’insuline

Autrefois appelé insulinodépendant, ce diabète se déclare généralement chez l’enfant, l’adolescent et le jeune adulte. Il résulte de la destruction sélective des cellules du pancréas qui sécrètent l’insuline. Cette maladie auto-immune a des causes encore mal connues mais qui ne sont pas liées à l’alimentation.

Le traitement vise à maintenir en permanence la glycémie à une valeur optimum (entre 0,8 et 1,4 g/l). Pour cela, on utilise des injections quotidiennes d'insuline, qui varient en fonction de la composition du repas (quantité de glucides et index glycémique).

              

Le diabète de type II : une perte de sensibilité à l’insuline

Ce type de diabète arrive généralement plus tardivement dans la vie. Comme les cellules de l’organisme deviennent de moins en moins sensibles à l’insuline, le pancréas en produit en excès pour compenser, mais sans parvenir à faire baisser suffisamment le taux de glucose dans le sang : on parle alors de résistance à l’insuline.

Ce diabète dépend de prédispositions génétiques : par exemple, lorsque l’un des deux parents est diabétique de type 2, le risque de transmission à la descendance est de l’ordre de 40 % et si les deux parents sont atteints, le risque grimpe à 70 %.

D’autres paramètres jouent également un rôle primordial dans l’apparition d’un diabète de type 2 [1] :

- l’âge
- le surpoids et l’obésité : une personne obèse à 20 fois plus de chance de développer un diabète de type 2 [2]
- la sédentarité
- le tabac : fumer augmente de 50 % les risques de diabète de type 2 (3)
- l’hypercholestérolémie
- une alimentation déséquilibrée

Une consommation excessive en sucres, via une alimentation déséquilibrée et un apport excessif des calories, peut ainsi favoriser l’apparition d’un diabète de type 2.

Pour réguler sa glycémie, la personne diabétique de type II doit avant tout surveiller son poids, en réduisant son apport calorique total et en augmentant son activité physique. Si cela ne suffit pas, des traitements peuvent être proposés.

             

La place des sucres dans l’alimentation des diabétiques

Auparavant, les régimes alimentaires des personnes diabétiques étaient stricts : forte limitation du pain et des féculents, et aucun sucre ou produit sucré.

Aujourd’hui, ce n’est plus aussi contraignant. Une meilleure compréhension de la digestion et de l’absorption des glucides a permis d'améliorer les conseils diététiques fournis aux personnes diabétiques et ainsi de rendre plus flexibles leur régime alimentaire.

La part des glucides dans l’alimentation doit représenter entre 45% et 50% de l’apport énergétique total. Les produits sucrés sont autorisés, de préférence en fin de repas.

En revanche, les sujets diabétiques doivent toujours éviter de consommer des aliments et des boissons sucrées de manière isolée, entre les repas.

                

Sucre et diabète : Les points clés à retenir

1. Le diabète se caractérise par un excès de glucose dans le sang. Il existe différents types de diabète, avec des causes et des prises en charges spécifiques pour chacun.  

2. Outre un dépistage permettant un traitement plus précoce, un régime alimentaire adapté et une activité physique régulière peuvent fortement contribuer à réduire le risque d’apparition d’un diabète de type II notamment chez les sujets avec des prédispositions génétiques.

3. Sucre et aliments sucrés ne sont plus bannis du mode vie des diabétiques qui peuvent, à condition de bien respecter certaines règles, en consommer sans risque pour leur santé (varier les sources de glucides, éviter les grignotages gras et sucrés, limiter les boissons sucrées…).

                

                 

Sources :

1. Inserm
2. diabete.fr
3. Ameli
4. Fédérations des Diabétiques