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La NASH est-elle vraiment la maladie du soda ?

La NASH est-elle vraiment la maladie du soda ?

Mise à jour : 11 mai 2020

 

NASH est l’acronyme anglais de Non Alcoholic SteatoHepatitis (Stéato-Hépatite Non Alcoolique). Contrairement à la cirrhose alcoolique, cette maladie du foie n’est pas liée à la consommation élevée et chronique d’alcool.

Au cœur de la polémique, le fructose. Celui-ci est souvent pointé du doigt en raison de sa particularité à être notamment utilisé par le foie. Or, les boissons sucrées, notamment aux Etats-Unis, sont des vecteurs importants de fructose, d’où le nom médiatique de « maladie du soda ».

Cependant, ses causes sont bien plus complexes que ce que ce terme sous-entend.

           

Qu’est-ce que la NASH ?

Il s’agit d’une maladie des cellules du foie, aussi appelées cellules hépatiques.

Elle démarre par une accumulation excessive de graisses dans le foie, stockées sous forme de triglycérides. On parle alors de « stéatose simple » ou « maladie du foie gras », une étape encore réversible.

Si cette accumulation de lipides se poursuit, elle provoque alors un état inflammatoire et des lésions des cellules du foie caractérisant la progression de la maladie de la simple stéatose à la NASH. Une NASH augmente nettement le risque de cirrhose, d’insuffisance hépatique et de cancer du foie.

Ces dernières années, la stéatose simple concernerait 20 à 30 % de la population générale en Europe alors que la NASH toucherait entre 3 et 5 % de la population (entre 15 et 20 % des personnes atteintes de stéatose simple développeraient une NASH). Les chiffres alarmants que l’on retrouve parfois dans la presse sont souvent dûs à une confusion entre les deux.

                    

Consommation de soda et NASH : que dit la science ?

Il a constaté que les personnes ayant des consommations particulièrement élevées en fructose, via les boissons sucrées notamment, auraient un risque majoré de développer une NASH.

Cependant, d’après l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), « il n’existe pas actuellement suffisamment de données pour conclure à une relation directe entre la consommation de sucres et la survenue d’une stéatose hépatique non alcoolique. »

La NASH serait surtout liée à une alimentation globalement déséquilibrée et à un excès de calories, auquel une consommation excessive de boissons peut contribuer. Le surpoids, le diabète de type 2 et les prédispositions familiales interviennent aussi.

                   

Quelle prise en charge ?

Il n’existe pas de traitement médicamenteux standardisé pour la NASH.Pour les cas sévères, une transplantation hépatique peut être effectuée dans des centres spécialisés.

Néanmoins, on peut éviter la progression d’une stéatose simple en NASH en adoptant un mode de vie sain : une activité physique régulière couplée à une alimentation équilibrée.

                

                    

Sucre et NASH : Les points clés à retenir

1. « NASH = maladie du soda » est un raccourci simpliste cachant une réalité plus complexe. S’il est vrai qu’une surconsommation de fructose peut participer à l’accumulation de graisses dans le foie, les données épidémiologiques sont à l’heure actuelle insuffisantes pour mettre directement en cause les sucres dans la survenue de la NASH.
 

2. La maladie de NASH serait principalement due à un déséquilibre alimentaire et à un apport de calories en excès.
 

3. Activité physique régulière et alimentation diversifiée sont les clés pour réduire la graisse hépatique et notamment pour éviter la progression d’une stéatose simple en NASH.

                   

   

 
Sources :