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Choisissez un thème ci-dessous, et découvrez les questions/réponses associées pour tout savoir sur le sucre !

Quelle est la consommation moyenne de sucre en France ?

Les volumes de sucre destinés à la consommation humaine mis sur le marché pour l’année 2016-2017 sont estimés à environ 1,9 Mt par an (sucre de bouche et industries alimentaires). En France métropolitaine, l’utilisation totale du sucre est stable depuis près de 50 ans. Les ventes de sucre reflètent uniquement une notion de disponibilité ou de volumes de sucre mis sur le marché, à l’échelle d’un pays ou d’une population. Pour s’approcher d’un niveau de consommation à l’échelle individuelle, il est préférable d’utiliser les données issues de l’enquête alimentaire INCA (enquête Individuelle Nationale des Consommations Alimentaires) et du CREDOC (Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de vie).

Quelle est la structure des utilisations du sucre ?

En France, la vente totale de sucre, stable depuis près de 50 ans, se répartit en utilisation directe (sucre de bouche) ainsi qu’en utilisation indirecte (sucre incorporé aux aliments par les industries alimentaires, la restauration hors foyer, etc.), tout comme en utilisation par l’industrie chimique (chimie et pharmacie). Sur un total de 2,8 millions de tonnes de vente de sucre en France métropolitaine en 2016-2017, le sucre dit "de bouche" (consommé en morceaux dans les boissons chaudes ou utilisé à la maison pour les confitures, pâtisseries...) représente 11% de la vente ; le sucre utilisé par les industriels alimentaires ( boissons, barres chocolatées, produits laitiers, biscuits…) représente 58% et le secteur alcool et éthanol représente 19% des débouchés. L’utilisation du sucre en industrie chimique et pharmaceutique est estimée à 12%.

Le chiffre des ventes de sucre destiné à l’alimentation humaine apparaît stable, aux alentours de 2 millions de tonnes, depuis les années 70. La stabilité apparente des ventes recouvre en réalité d'importantes modifications de structure puisque, pendant cette période, l’utilisation directe a décru régulièrement (de 45% des parts de marché en 1970-75 à 29% en 1988-93), tandis que l’utilisation indirecte (c'est à dire le sucre inclus dans les produits transformés) a connu une expansion continue (55% des parts de marché en 1970-75, 71% en 1988-93), venant ainsi compenser le déclin des usages directs.

Qu’est-ce que la sucrochimie ?

A l’instar de la pétrochimie, la sucrochimie est à l’origine de nombreux dérivés du sucre, tels que les polyuréthanes conduisant à la formation de mousses rigides isolantes ou bien les octoacétates de saccharose, utilisés comme activateurs de blanchiment dans la formule des détergents. A signaler au passage : la sucrochimie possède l’avantage avec le sucre d’avoir recours à une source renouvable et biodégradable.

Parfois, la recherche a visé des modifications de la molécule de sucre pour des applications alimentaires. Les émulsifiants ainsi crées, dépourvus de saveur ou d’odeur, sont employés dans la confection des crèmes pâtissières, des mayonnaises ou des sauces, ou pour aider au mélange des ingrédients en confiserie de chocolat ou dans les produits de panification.

Les produits cosmétiques les utilisent également puisqu'ils sont bien tolérés dans les nombreuses crèmes ou émulsions pour la peau.

N’oublions pas que la sucrochimie a permis d'inventer un « faux sucre », le sucralose, édulcorant crédité d'un pouvoir sucrant plus de 450 fois supérieur au sucre et challengeur aujourd’hui très sérieux de l’aspartame.

Depuis quelques années, il est beaucoup question des bioplastiques obtenus à partir de céréales ou de sucre de canne ou de betterave, demande qui va croître énormément dans les années à venir, tout particulièrement dans le domaine des emballages alimentaires. Selon rapport récent de la Rabobank*, les volumes de sucre actuellement utilisés dans l’Union Européenne pour leur fabrication devraient passer de 110 000 tonnes en 2013 à plus de 1 200 000 tonnes à l’horizon 2020.

* Rapport Rabobank, Bioplastics Moving to the Beet, janvier 2014