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Le sucre et le diabète

Le sucre et le diabète

Mise à jour : 30 juin 2017

                 

Contrairement à une idée reçue, il n'y a pas de lien direct de cause à effet entre la consommation de glucides en général - ou de sucre (saccharose) en particulier - et le diabète.

Il existe différentes sortes de diabète : le diabète insulino dépendant (type I), le diabète non-insulino dépendant (type II) et le diabète gestationnel ou "diabète de grossesse" (qui peut durer le temps de la grossesse ou être révélateur d'un pré-diabète). Tous trois se caractérisent par un taux trop élevé de glucose dans le sang (glycémie), mais ils ne se déclarent pas pour les mêmes raisons et leur prise en charge est différente.

                   

Diabète de type I chez le jeune sujet

Le diabète de type I se déclare généralement avant l’âge adulte. Elle résulte de la destruction sélective des cellules du pancréas qui sécrètent l’insuline, hormone de régulation du taux de glucose dans le sang. Cette maladie est souvent héréditaire. Le traitement a pour objectif de maintenir en permanence la glycémie à une valeur optimum (0,8 g/l). Pour cela, on utilise des injections quotidiennes d'insuline.

Ce type de diabète n’a pas de lien avec l’alimentation ni la consommation de sucres.

                      

Diabète de type II et poids

Le diabète de type II, autrefois appelé « non insulino-dépendant » arrive plus tardivement dans la vie. Les cellules de l’organisme sont de moins en moins sensibles à l’insuline, le pancréas en produit en excès pour compenser, mais il ne parvient plus à faire baisser le taux de glucose dans le sang : on parle alors de résistance à l’insuline. Très souvent, ce diabète est lié au surpoids, l’obésité et le manque d’activité physique, mais il y a aussi un caractère héréditaire important : lorsque l’un des deux parents est diabétique de type 2, le risque de transmission à la descendance est de l’ordre de 40 % et si les deux parents sont atteints, le risque grimpe à 70 % (1).

Le facteur familial est déterminant  mais aussi le mode de vie (sédentarité, alimentation, stress) associé à une surcharge pondérale.   

                 

Changement de régime

Jusqu’à très récemment, les régimes des diabétiques étaient très contraignants et très stricts : ils limitaient fortement le pain et les féculents et n’autorisaient aucun sucre ou produit sucré.

Aujourd'hui, aucun aliment n’est formellement interdit aux diabétiques. Comme chez le sujet sain, la part des glucides dans l’alimentation doit représenter entre 45% et 50% de l’apport énergétique total. En fin de repas, le sucre est autorisé à condition de ne pas entraîner un dépassement de ce « crédit » en glucides. C'est le traitement et notamment les doses d'insuline qui s'adaptent désormais à l'alimentation et non l'inverse.Par contre, les sujets diabétiques doivent éviter de consommer des aliments et boissons sucrées entre les repas.

Le diabétique  de type II doit avant tout surveiller son poids. Pour y parvenir, il doit réduire son apport calorique total et augmenter son activité physique.

Une meilleure compréhension de la digestion et de l’absorption des glucides a ainsi permis d'améliorer les conseils diététiques fournis aux diabétiques et de libéraliser leur alimentation. Outre un dépistage permettant un traitement plus précoce, un régime alimentaire adapté et une augmentation de l'activité physique peuvent fortement  contribuer à réduire le risque d’apparition d’un diabète de type II.

                

(1) Fédération des diabétiques - https://www.federationdesdiabetiques.org/information/diabete

            

Dans son rapport de décembre 2016 sur les sucres, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) rappelle que « l’utilisation du terme « sucre dans le sang » pour qualifier la glycémie est également inappropriée et il ne faut utiliser que l’expression « glucose dans le sang » ou « glycémie » ».